Réduction des risques de catastrophes: Nécessaire implication des communautés
Les risques liés aux catastrophes sont depuis quelques années, une préoccupation importante dans le monde. Séismes, inondations, pandémies, sécheresse… sèment chaque année, la tristesse et la désolation au sein des populations. Surtout en Afrique subsaharienne où, les saisons de pluies par exemple ont depuis belle lurette arrêté d’apporter seulement la joie. Les multiples inondations détruisant les cultures et les logements avec souvent des pertes en vie humaine font chaque année beaucoup de malheureux.
C’est pourquoi, le Réseau des Médias Africains pour la Promotion de la Santé et de l’Environnement a jugé utile d’aider ses membres à ‘’ comprendre les enjeux économiques de la réduction des risques de catastrophes’’. C’était au cours d’un webinaire organisé mercredi dernier avec pour paneliste Mme Fanny Langella, responsable de l’unité contenu et réseaux au bureau des Nations Unies pour la Réduction des Risques de catastrophes (UNDRR).
Face aux journalistes, elle a clairement indiqué que les catastrophes ne frappent pas toutes les populations de la même manière. « Le risque n’est pas égal pour tout le monde » a affirmé Mme Fanny Langella, avant de préciser que ces risques accentuent les inégalités existantes, affectent plus sévèrement les communautés pauvres et exclues ainsi que les personnes dépourvues de sécurité sociale. Tout cela augmente selon elle, le risque et la résilience. C’est pourquoi, Mme Langella estime qu’il est nécessaire de renforcer les systèmes de protection sociale et y intégrer la réduction des risques de catastrophes. Cela permet d’anticiper et de mieux protéger.
Parlant de la protection de l’agriculture et des énergies contre les risques des catastrophes, Mme Fanny LAngella a expliqué qu’il faut commencer par une meilleure connaissance du risque, une meilleure analyse des risques. « Pour cela il faut avoir des données sur les pertes, pouvoir modéliser les risques du futur et notamment sur les risques climatiques, on voit que la perspective économique ne suffit plus pour pouvoir se préparer et pouvoir comprendre les impacts futurs qui sont bouleverser par les changements de climat », a-t-elle ajouté.
Toujours dans le domaine agricole, la responsable de l’unité contenu et réseaux au bureau des Nations Unies pour la Réduction des Risques de catastrophes estime « qu’il faut envisager des pratiques agricoles durables et adaptées aux changements comme, l’introduction de semences plus résistantes à la sécheresse, des techniques d’irrigation ; meilleure connexion avec les services météorologiques ».
Mme Fanny Langella a mis en outre un accent particulier sur l’implication des communautés qui selon elle, doivent être associées aux choix qui les concernent. Il faut à travers un dialogue pour trouver les solutions
Parlant des médias, elle a affirmé que leur mission ne s’arrête pas aux alertes. IL faut a-t-elle expliqué traduire les informations techniques en messages accessibles, utiles et adaptés. En somme, pour elle, l’information brute ne suffit pas à changer les comportements. Il faut parler des risques tout au long de l’année, valoriser les solutions, comparer les approches. Pour elle, les médias peuvent surtout aider les communautés à comprendre ce changement qui les affecte.
Fatouma Idé

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