Alliance Transformative au Niger : Des résultats concluants porteurs d’espoir

Au Niger, en 202, la prévalence nationale des VBG est de 29,0% ; le taux de prévalence au sein de la catégorie féminine est de 38,2%. Dans la catégorie masculine, il est de 16,3%. Près de deux femmes sur trois (63,6%) étaient déjà en union à 18 ans. En somme, selon Lawali Amadou, le projet Alliance Transformative (AT) a démarré ses activités dans un contexte où les VBG sont très fréquentes au Niger ; qu’il soit en milieu urbain ou rural et ce sont les femmes et les filles qui sont les plus vulnérablesFace à cette situation, affirme le point focal de l’Alliance transformative au Niger, le gouvernement nigérien a pris des engagements pour lutter efficacement contre les VBG y compris le mariage d’enfants. Pour cela, deux stratégies ont été élaborés : la Stratégie nationale de prévention et de réponses aux violence basées sur le genre et aux abus et exploitation sexuelles (VBG /PSEA) et la Stratégie nationale pour mettre fin au mariage des enfants au Niger (2024 – 2028)Selon Lawali Amadou, les activités déroulées dans le cadre de ce projet Alliance Transformative s’inscrivent parfaitement dans la réalisation des grandes orientations définies par les deux stratégies. « Ainsi, le projet a pu sensibiliser les communautés aux enjeux liés aux VBG, au mariage d’enfant, et à prendre des mesures afin de prévenir et lutter efficacement contre les VBG, le mariage d’enfant. Le point focal de l’alliance a également expliqué que le projet a renforcé les capacités des acteurs locaux, notamment les associations des jeunes et des femmes, les religieux, les chefs coutumiers, les autorités locales pour lutter contre les VBG et le mariage d’enfant. En outre, le projet est parvenu à mobiliser les communes pour un financement domestique sur ces thématiques. Il a contribué aussi à améliorer l’accès des femmes handicapées aux services de SR à travers un plaidoyer qui a permis la construction des rampes d’accès au niveau des centres de santé. Selon Lawali Amadou, le projet a permis de promouvoir aussi le droit à l’éducation des filles. « Ces multiples actions montrent sans nul doute que le projet Alliance Transformative soutient le gouvernement du Niger dans ses efforts », indique Lawali Amadou.Parlant des résultats obtenus par le projet dénommé « Alliance transformative : le point focal de l’alliance a affirmé qu’ils sont observables à trois niveaux au niveau institutionnel ; au niveau communautaire et au niveau individuel. Au niveau institutionnel, il a évoqué la Mobilisation et l’engagement au niveau des mairies. « Des maires se sont engagés à faire des inscriptions budgétaires pour lutter contre les VBG et les Mariages d’enfant spécifiquement » a affirmé Lawali Amadou. Il précise que « malgré les modestes moyens des mairies, l’Alliance Niger a obtenu l’insertion de lignes budgétaires dans les Plans d’Investissements Annuels pour pérenniser les activités de sensibilisation. L’autre avancée dont il a fait cas est que les messages du projet sujets sont aussi portés, diffusé par les conseillers communaux dans la communauté. Ajouter à tout cela, « la prise en compte des besoins spécifiques en SR des femmes handicapées dans trois communes.Au niveau communautaire, le projet a contribué à obtenir des résultats encourageants. Ainsi selon le point focal de l’Alliance au Niger,17 villages sont devenus modèles dans la lutte contre les VBG et le mariage d’enfants. Ces pratiques ne sont pas tolérées dans ces villages. Pour preuve, selon Lawali Amadou, de 2023 – 2025, 140 cas de mariage d’enfants ont été retardés ou annulés/refusés par les chefs religieux ; les leaders coutumiers et ou les membres des comités locaux de protection des enfants. Dans le domaine de la sensibilisation, 8175 jeunes dont des filles et garçons ont été touchés et une centaine (100) ont accepté d’intégrer les comités locaux de protection des enfants a affirmé Lawali Amadou qui précise qu’à ce titre, ils et elles participent dans le signalement ou la dénonciation de cas de mariage d’enfant.S’agissant des avancées au niveau individuel, il a surtout évoqué le changement de discours des chefs, des parents : « Nous devons travailler ensemble pour protéger les enfants et leur donner la chance de grandir en sécurité et en liberté ».S’agissant des filles, leur prise de conscience se comprend par le fait qu’elles participent à la dénonciation et au signalement des cas de projet de mariage d’enfants (plus de 20 cas de mariage annulés, ce sont les filles victimes qui ont fait le signalement).La prise de conscience des leaders religieux et coutumiers se remarque chez des marabouts et des chefs de villages ou de quartiers qui interdisent dans leur village des cas de mariage d’enfant.Mieux, affirme Lawali Amadou, certains marabouts organisent des séances de prêche pour expliquer la notion de consentement en s’appuyant sur des hadiths et des versets du Coran.Ces résultats montrent selon lui que « l’Alliance Transformative a réussi à mobiliser les communautés et à promouvoir les droits des femmes et des enfants au Niger ».

Idé Fatouma

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