Renforcement des capacités des journalistes en VBG : « Rôle des journalistes dans les actions patriotiques de lutte contre les VBG dans le numérique au Niger », Thème de l’atelier

Dans le cadre des 16 jours d’actions patriotiques, ONU Femmes et REMAPSEN/Niger ont organisé, le 11 décembre dernier, au siège de l’ONU Femmes à Niamey, un atelier de renforcement des capacités des journalistes. Avec comme Thème « rôle des journalistes dans les actions patriotiques de lutte contre les VBG dans le numérique au Niger. » C’était en présence du représentant de la représentante d’ONU Femmes, de la coordinatrice du REMAPSEN/Niger des cadres de cette institution onusienne et de plusieurs journalistes. Trois panélistes ont présenté des communications sur le sujet aux participants.

Dans son intervention, le premier communicateur M  Alzouma IbrahimTouré, chargé de programmes à l’ONG Femmes, enfants victimes de violences a présenté l’état des lieux des VBG dans le numérique au Niger où, selon lui, le contexte d’expansion rapide du numérique, les accès croissants aux réseaux sociaux et téléphonie mobile font apparaitre des nouvelles formes de violences basées sur le genre. « Le harcèlement en ligne, cyber intimidation et menaces, diffusion non consentie d’images, surveillance, contrôle et violation de la vie privée sont des formes de violence basées sur le genre au Niger. Les formes les plus courantes au Niger sont le harcèlement sur WhatsApp, facebook et TikTok, l’usurpation d’identité, partage non autorisé de contenus intimes, messages injurieux ou discriminatoires basés sur le genre. » Affirme-t-il. Les profils les plus exposés sont les jeunes filles et adolescentes, étudiantes et utilisatrices actives des réseaux, femmes leaders, journalistes et militantes, personnes vivant dans l’insécurité ou zones rurales a ajouté M Alzouma TouréQuant au deuxième communicateur, M. Moussa Sy Abdoul Karim, il a indiqué que le cyber harcèlement regroupe toutes formes de harcèlement via des moyens numériques : messages, réseaux sociaux, forums, mails, etc. Exemples insultes répétées, menaces, rumeurs diffusées en ligne, usurpation d’identité, publication d’informations personnelles. La diffusion non consensuelle d’images concerne la publication ou le partage d’images (souvent intimes ou privées) sans le consentement de la personne concernée. Exemples captures d’écran de conversations ou de photos personnelles. Il a cité l’Ordonnance n° 2024-28 du 07 juin 2024 modifiant la loi n° 201933 portant répression de la cybercriminalité qui réprime plusieurs formes d’infractions en lien avec les technologies de l’information. Loi n° 201728 relative à la protection des données à caractère personnel modifiée et complétée par la loi n° 2022-59 du 12 décembre 2022, et mise en œuvre par une autorité indépendante (HAPDP) chargée notamment de veiller à ce que le traitement des données (images, photos, etc.) respecte le droit à la vie privée. « En cas de cyber harcèlement, production diffusion mise à disposition de données (écrits, images, vidéo, etc.) portant atteinte à la dignité humaine ou troublant à l’ordre public, la peine est de 2 à 5ans d’emprisonnement et une amende de 2 à5 millions FCFA. En cas de diffamation et injures en ligne (Article 29 de la loi) : la peine est à 3ans de prison et 5millions FCFA d’amende. La loi vise aussi les contenus racistes ou xénophobes avec des peines plus lourdes (10-20ans). L’attente à l’intimité de la vie privée par tout procède peut également être poursuivie a-t-il expliqué.. M. Assane Soumana, président de l’ONIMED s’est lui appesantit sur le rôle des journalistes dans la lutte contre les VBG. « Le rôle des journalistes dans la lutte contre les Violences Basées sur le Genre (VBG) est d’une importance capitale. En effet, c’est aux journalistes que revient la tâche de déconstruire tous les stéréotypes sur le genre et qui tendent à défavoriser la femme. Pour ce faire, les journalistes doivent informer, sensibiliser et dénoncer tout cas de violence basée sur le genre », a-t-il affirmé

Indatou Harouna

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