4ème forum des médias sur les Maladies Tropicales Négligées : « Aucun pays, aucune communauté, aucun enfant ne devrait être laissé pour compte face à des maladies que nous avons les moyens de vaincre », affirme Mme Thoko Elphick-Pooley

La lutte contre les Maladies Tropicales Négligées est aujourdhui une préoccupation importante en Afrique. Les Gouvernements, les partenaires techniques et financiers, les ongs nationaux et internationaux, les communautés et les médias se mobilisent pour cette cause. Et à raison. Selon en effet Mme Thoko Elphick-Pooley, directrice adjointe, plaidoyer et communication des programmes, Afrique, Fondation Gates lors de son message à loccasion du 4ème forum des médias, « les Maladies Tropicales Négligées touchent encore plus d’un milliard de personnes dans le monde, dont une majorité en Afrique ». Mme Thoko Elphick-Pooley a expliqué que ces maladies « affectent les communautés les plus vulnérables, compromettent la santé, freinent la scolarisation des enfants, réduisent la productivité économique et perpétuent le cycle de la pauvreté ». Pourtant, a-t-elle affirmé, ce sont des maladies que nous savons prévenir, traiter et, pour certaines, éliminer.La directrice adjointe, plaidoyer et communication des programmes, Afrique, Fondation Gates a toutefois rappelé que depuis plusieurs années, des progrès remarquables ont été réalisés grâce à l’engagement des gouvernements, des communautés, de la société civile, du monde scientifique et des partenaires au développement. « Mais ces progrès restent fragiles. Ils nécessitent une mobilisation constante, une volonté politique renouvelée et une information juste, accessible et mobilisatrice » a indiqué Mme Thoko Elphick-Pooley.Et pour elle, c’est précisément là que le rôle des médias est fondamental.Selon en effet la directrice adjointe, plaidoyer et communication des programmes, Afrique, Fondation Gates, les professionnels des médias ne sont pas seulement des relais d’information. « Ils sont des acteurs du changement. En donnant une voix aux communautés affectées, en mettant en lumière les avancées scientifiques, en interpellant les décideurs et en luttant contre la désinformation, les médias contribuent directement au succès des programmes de lutte contre les MTN », a-t-elle soutenu.Parlant de son institution, elle a affirmé que la Fondation Gates est fière de soutenir cette initiative du Réseau des Médias Africains pour la Promotion de la Santé et de l’Environnement, le REMAPSEN, qui reconnaît la place stratégique des médias africains dans la promotion de la santé publique et dans l’accélération des progrès vers l’élimination des maladies tropicales négligées. Pour Mme Thoko Elphick-Pooley, il ny a pas de doute, « renforcer les capacités des journalistes, favoriser un journalisme de qualité fondé sur les données probantes et encourager des récits humains et responsables sont des leviers essentiels pour transformer l’engagement en impact durable ».À la veille de la Journée mondiale de lutte contre les MTN, a-t-elle ajouté, « ce Forum nous rappelle que l’élimination de ces maladies n’est pas seulement une question de santé, mais aussi de justice sociale, d’équité et de dignité humaine. « Aucun pays, aucune communauté, aucun enfant ne devrait être laissé pour compte face à des maladies que nous avons les moyens de vaincre ».Cest pourquoi, Mme Thoko Elphick-Pooley a réaffirmé lengagement de la Fondation Gates à travailler aux côtés des gouvernements africains, des organisations régionales, des partenaires techniques et financiers, et des réseaux de médias comme le REMAPSEN, pour faire de l’élimination des MTN une réalité.

Fatouma Idé

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