Chargement en cours
×

Réunion de partage des résultats de l’enquête PMA sur l’avortement: La CAR/PF et le REMAPSEN Niger conjuguent leurs efforts pour une compréhension de la problématique de l’avortement non sécurisé

Réunion de partage des résultats de l’enquête PMA sur l’avortement: La CAR/PF et le REMAPSEN Niger conjuguent leurs efforts pour une compréhension de la problématique de l’avortement non sécurisé

La Coalition des Acteurs pour le Repositionnement de la planification familiale et le REMAPSEN Niger, ont organisé mercredi dernier, au complexe Mafé de Niamey, une réunion partage des résultats de l’enquête PMA (PERFORMANCE MONITORING FOR ACTION) sur l’avortement non sécurisé. Financée par l’ONG Marie Stopes Internationale Niger, cette réunion a pour but d’édifier les journalistes, membres du Réseau des Médias Africains pour la Promotion de la Santé et de l’Environnement (REMAPSEN-Niger) et les acteurs de la société civile sur la problématique de l’avortement au Niger. A travers cette réunion, les différents acteurs souhaitent conjuguer leurs efforts pour sensibiliser la population sur la problématique de l’avortement non sécurisé
Pour amener les participants à mieux cerner la problématique de l’avortement dans sa globalité, plusieurs présentations et communications ont été faits, notamment sur la vision de l’islam et le cadre général juridique sur les avortements, avant de présenter les résultats de l’enquête PMA sur l’avortement.
Il ressort des résultats de cette enquête, réalisée par PERFORMANCE MONITORING FOR ACTION de Janvier à Mai 2022, que les questions liées à l’avortement restent problématiques au Niger. Malgré les restrictions légales de l’avortement au Niger, l’enquête de PMA a trouvé qu’il y a eu environ 5 avortements pour 1000 femmes de 15 à 49 ans au Niger en 2022, soit 27 504 avortements induits sur un an. Plus de 9 avortements sur 10 sont non sécurisés. Les femmes non mariées et vivant en milieu rural ayant le plus de chances d’avoir un avortement non sécurisé. 62% des établissements de santé offrent des Soins Après Avortement (SAA), et seulement 36% et 14% disposent de tous les éléments essentiels pour fournir des SAA de base et des SAA complets de qualité, respectivement.
Au vue de tous ces éléments et pour réduire significativement l’ampleur des avortements non sécurisés, leurs complications associées, et les lésions et décès maternels liés à l’avortement non sécurisé qui ont lieu chaque année au Niger, le rapport de cette enquête recommande : d’augmenter les informations sur les méthodes et services de planification familiale, d’ améliorer l’accès aux méthodes de contraception pour prévenir les grossesses non désirées ; de former les prestataires et assurer la disponibilité des services d’avortement sécurisé et des soins après avortement de qualité autant que la loi le permet, particulièrement dans les structures de santé primaires. Enfin, le rapport demande d’augmenter la prise de conscience des conséquences de l’avortement non sécurisé sur la santé publique.
Ibrahim A. Souley

Share this content:

Laisser un commentaire