Santé de la reproduction et planification familiale en Afrique de l’Ouest et du Centre: Les partenaires se mobilisent pour le bien-être des populations
Le webinaire organisé mercredi dernier par le Réseau des Médias Africains pour la Promotion de la Santé et de l’Environnement a permis également aux journalistes d’avoir la situation des différentes actions menées par les partenaires pour assurer une meilleure santé reproductive en Afrique de l’Ouest et du Centre. Au nombre des partenaires, le Fonds des Nations pour la Population, UNFPA.
Selon Dr Chilanga Asmani, conseiller régional chargé de programme et politique de planification familiale au Bureau régional du Fonds des Nations Unies pour la Population, l’UNFPA est l’agence des Nations Unies chargée de la santé sexuelle et reproductive qui soutient 23 pays. Dans la vision de l’UNFPA, a-t-il expliqué, la santé et les droits sexuels et reproductifs sont essentiels non seulement en termes de santé mais aussi pour la survie des personnes, le développement économique et le bien-être de tout le monde. « Et ça c’est avec des preuves, des recherches qui montrent que si on peut assurer la santé sexuelle et reproductive, il y a beaucoup d’avantages ». Mais on sait aussi selon Dr Chilanga que pour faire progresser ces domaines, il faut s’attaquer à différentes barrières qu’on voit dans les lois, les politiques, les économies, les normes et valeurs sociales, culturelles et traditionnelles…
Dr Chilanga Asmani
Pour cela, le bureau régional pour l’Afrique de l’Ouest et du centre travaille avec les Etats membres pour soutenir l’adoption et la mise en œuvre des différents engagements mondiaux et aussi les engagements régionaux en matière de santé sexuelle et reproductive. Selon Dr Chilanga, il y a par exemple le programme d’action de la Conférence internationale sur la Population et le développement qui s’est tenue en 1994. « IL y a aussi les différentes conventions sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes. Nous savons que l’objectif est d’atteindre les ODD en 2030 et même au niveau des ODD, on parle de la santé sexuelle et reproductive », a-t-il affirmé. Au niveau de l’UNFPA, nous travaillons avec les pays qui souscrivent aux ODD a ajouté Dr Chilanga. Il précise que dans la région africaine, il y a aussi le protocole de Maputo qui engage tous les pays membres de l’Union Africaine pour assurer la santé sexuelle et reproductive. « En termes de bonne santé dans cet engagement de l’Afrique de l’Ouest et du Centre, y compris pour les adolescents et les jeunes, nous travaillons avec les Etas membres pour la mise en œuvre de cet engagement ».
Au niveau du Partenariat de Ouagadougou, un autre partenaire en matière de SRPF, l’objectif est d’accélérer l’utilisation des services de planification familiale dans les pays qui le composent qui sont au nombre de neuf à savoir le Bénin, le Burkina Faso, le Sénégal, la Mauritanie, le Niger, le Mali, le Togo, la Guinée et la Côte d’Ivoire. Selon Dr Djénébou Diallo de l’Unité de Coordination du Partenariat de Ouagadougou, la Vision du PO est d’avoir une Afrique de l’Ouest où il y a un accès aux services de la planification familiale de qualité, pour améliorer la vie des jeunes et servir de catalyseur à un développement durable. Si nous voulons un développement durable, il faut a-t-elle ajouté, mettre en avant la planification familiale. Dr Diallo a en outre expliqué les deux principes du PO : la coordination des bailleurs pour pouvoir mieux harmoniser les interventions et aussi la collaboration et la coopération au niveau national et au niveau régional pour le besoin en matière de planification familiale. Dr Djénébou Diallo a ensuite largement évoqué les efforts continus de l’UCPO pour augmenter le nombre d’utilisatrices de planification familiale avec l’objectif de doubler le nombre actuel qui est de 6,5 millions d’utilisatrices dans les neuf pays du PO pour atteindre 13 millions de nouvelles utilisatrices additionnelles.

Dr Djénébou Diallo
Quant au Pr Tia Mélanie, elle a exprimé la détermination de son Ong, women in Global Health a continué à mener des actions importantes pour le bien-être des femmes et des filles à un moment ou les statistiques sont alarmantes. Avec une mortalité maternelle de 347 pour mille, avec seulement 21% de femmes qui ont accès à la planification familiale, il y a selon elle urgence à agir.

Pr Tia Mélanie
Face à cette situation d’urgence, la présidente de l’Ong women In Global Health a indiqué aux journalistes tous les efforts que son organisation continue déployer en matière de santé reproductive.
Fatouma
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