Elimination de la transmission mère-enfant du VIH:La prévention de nouvelles infections, une stratégie efficace
Lors de son intervention vendredi dernier au cours du webinaire organisé par le Réseau des médias africains pour la promotion de la santé et de l’environnement sur le thème, Elimination de la transmission mère-enfant du VIH en Afrique de l’ouest et du centre, et si on en parlait, le directeur pays de l’ONUSIDA au Togo et au Benin a annoncé toutes les stratégies susceptiples de permettre d’atteindre l’ETME en 2030. Selon M. Eric Verschueren, second panéliste à ce webinaire, l’atteinte de l’objectif de 2030 repose sur quatre principaux piliers.
Il s’agit d’abord du dépistage à temps du VIH et de son traitement complet et efficace. Il y a ensuite la nécessité de pouvoir combler le gap entre la situation idéale du pourcentage de femmes à tester et traiter et celle de la région qui n’est que de 50%. Le troisième pilier relevé par M. Eric porte sur la prévention de nouvelles infections chez les femmes enceintes et les adolescents. Pour le directeur pays de l’ONUSIDA au Togo et au Benin, il s’agit à travers cette stratégie de développer de nouvelles approches pour le dépistage du partenaire et faire en sorte que les hommes aussi aillent se faire traiter et traiter. « Cela va minimiser les risques d’infection des femmes enceintes » a-t-il ajouté. Quant au quatrième pilier, M. Eric a indiqué qu’il fait référence à tout ce qui est problème de droit et d’égalité.
Il reconnait les progrès réalisés par certains pays dans le domaine de l’ETME, mais, il fait cas aussi de pays dans lequel on peut dire qu’il reste beaucoup à faire. « Il y a toujours des indicateurs qui révèle un problème » a-t-il précisé. Par rapport justement à l’ETME et aux femmes enceintes sous ARV, M. Eric a cité le Benin et le cap vert qui sont en tête de tous les pays avec plus de 95% de femmes enceintes sous traitement ARV. Dans d’autres pays, beaucoup reste à faire et les chiffres sont inquiétants.
En effet selon le directeur pays de l’ONUSIDA au Togo et au Benin, « 1 enfant sur 2 qui n’a pas le traitement quand il est testé positif, meurt avant l’âge de deux ans et 4 enfants sur 5 qui n’ont pas le traitement meurent avant l’âge de cinq ans ». Il pense que ce sont des enfants qu’on peut pourtant sauver en leur donnant des ARV.
Pour lutter véritablement contre le VIH pédiatrique, Eric Verschueren soutient le partenariat qui implique les gouvernements, la société civile et les acteurs techniques et financiers. Il s’est largement appesanti sur la manière avec laquelle il travaille au Togo et au Benin avec la société civile, les ministères de la santé ainsi que les programmes et autres ONGs qui luttent contre le sida. Dans ce cadre, plusieurs bonnes pratiques ont été retenues pour l’atteinte des objectifs de l’ETME en 2030. C’est pourquoi, le directeur pays de l’ONUSIDA au Togo et au Benin encourage les autres pays vers le développement des partenariats.
Fatouma Idé
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