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Allaitement maternel en Afrique de l’Ouest et du Centre: Promouvoir cette pratique pour une bonne nutrition des enfants

Allaitement maternel en Afrique de l’Ouest et du Centre: Promouvoir cette pratique pour une bonne nutrition des enfants


Premier aliment indispensable dans la nutrition des enfants, le lait maternel est au centre de toutes les préoccupations en Afrique de l’Ouest et du Centre. Sa pratique et sa promotion sont encouragées pour une bonne nutrition des enfants. Pour en savoir plus sur le sujet dans cette région, le Réseau des Médias Africains pour la Promotion de la Santé et de l’Environnement a saisi l’occasion de la Semaine mondiale de l’allaitement maternel qui durera du 1er au 7 août prochain pour donner la parole à Dr. Simeon Nanama, conseiller régional en nutrition au bureau régional de l’Unicef pour l’Afrique de l’ouest et du centre.
Dr Nanama a clairement expliqué ce qu’est le lait maternel et les multiples avantages qu’il renferme pour l’enfant et la mère. Selon lui, le lait maternel est le premier aliment de l’enfant. « Il est important parce qu’il apporte les nutriments qui permettent à l’enfant de croitre et de se développer de façon harmonieuse. Il n’y a pas d’aliments qu’on peut comparer au lait maternel », a-t-il ajouté.
Par ailleurs, Dr Nanama a précisé que le lait maternel apporte à l’enfant des nutriments qui permettent de lutter contre les infections donc le protéger contre les infections. Il est aussi un aliment qui permet un développement comminutif plus important. Au-delà de l’enfant, il y a des avantages pour la mère. « Les mamans qui allaitent ont moins de risques de développement des cancers que celles qui n’allaitent pas. Et elles ont une capacité de maintenir leur poids corporel. Le lait maternel permet aussi de retarder le retour des couches, c’est un espacement naturel. Ce sont des bénéfices qui sont accumulés tant pour l’enfant que pour la mère », a-t-il affirmé.
Le conseiller régional en nutrition au bureau régional de l’Unicef pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre s’est ensuite appesanti sur la situation nutritionnelle des enfants et celle de la pratique de l’allaitement maternel dans la région. Selon Dr Simeon Nanama, l’OMS recommande que dans son alimentation, un enfant doit avoir au moins cinq groupes d’aliments sur les huit qui existent. « Et dans notre région, il n’y a que 18 % des enfants de moins de quatre mois qui ont accès à ces groupes d’aliments. Les 34 % ont accès à seulement deux groupes d’aliments : le lait maternel et les bouillies de céréales », a affirmé Dr Nanama. Il précise que ces enfants sont considérés comme étant dans une pauvreté alimentaire sévère. Aussi selon toujours le conseiller régional de l’Unicef en nutrition pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, « on a 40% dont l’alimentation est composée de trois groupes d’aliments auxquels il manque soit un ou deux groupes pour atteindre les cinq recommandés ».
S’agissant de la situation de la pratique de l’allaitement maternel, Dr Simeon Nanama a indiqué que dans notre région, on a 40 % des nourrissons de moins de six mois qui sont exclusivement allaités. Pour lui, c’est une très bonne chose, et cela nous décrit le chemin qui reste à parcourir parce que 60 % des enfants ne sont pas exclusivement allaités. « Quand on connait les effets de l’allaitement en matière de prévention de la mortalité, on voit le chemin qui nous reste à parcourir, le défi qui est en face de nous ».
Plus fort avec le lait maternel uniquement
Dr Simeon Nanama a ensuite étaler les actions importantes engagées par son institution pour promouvoir la pratique de l’allaitement maternel en Afrique de l’Ouest et du Centre. Pour accompagner les pays dans le soutien et la protection de l’allaitement maternel, a-t-il affirmé, l’Unicef a lancé depuis 2019, une initiative qu’on appelle plus fort avec le lait maternel uniquement. « C’est une initiative lancée suite à une analyse des données qui a relevé que la plupart des enfants qui ne sont pas exclusivement allaités dans notre région, ne sont pas allaités du fait que les mères donnent de l’eau. Il y a aussi d’autres choses comme le miel, les décoctions ». Mais le principal problème selon Dr Nanama, c’est l’eau « et que si on arrive à éliminer l’eau dans l’alimentation des enfants de moins de six moins, la plupart des pays de la région pourraient porter le taux d’allaitement exclusive à plus de 50 % qui est la cible établie par l’OMS et progresser vers la cible des ODD » a-t-il expliqué.

Alors, a ajouté Dr Nanama, « on a lancé un plaidoyer qui se focalise à définir l’eau dans l’alimentation de l’enfant de moins de six mois. Cette campagne a été lancée en 2019 et il y a dix pays qui l’ont officiellement lancé au niveau national et il y a des changements assez importants, une cadence à la hausse du taux d’allaitement maternel et aussi le nombre de pays qui ont déjà atteint la cible de 50%. » En 2018, a rappelé le conseiller régional de l’Unicef en nutrition pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, Cinq pays sont à 50 % d’allaitement exclusive, « aujourd’hui, nous sommes à dix pays sur les 24 qui sont à un niveau d’allaitement maternel exclusif ». Donc cette campagne produit manifestement des résultats dans cette région selon Dr Nanama. Il précise que le bureau régional de l’Unicef regroupe 24 pays qui s’étendent de la RDC à la Mauritanie avec un focus sur les enfants de moins de cinq ans.
Fatouma Idé

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