Célébration de la Journée internationale de la fille :Mme Berthilde Gahongayiré appelle à l’action pour la prévention du VIH
La célébration de la Journée internationale de la fille placée cette année sous le thème, « La vision des filles pour l’avenir », a été une occasion pour la directrice régionale de l’ONUSIDA pour l’Afrique de l’Ouest et du centre, de rappeler l’immense potentiel que possèdent les adolescentes et les jeunes femmes pour façonner un monde meilleur. Cette journée selon Mme Berthilde Gahongayiré s’inscrit dans la foulée du Sommet du futur, offrant une occasion opportune de réfléchir à ce qui doit être fait pour assurer un avenir plus sain et plus équitable, en particulier dans la lutte contre le VIH.
Ce notamment parce que, « malgré les progrès réalisés à l’échelle mondiale, les adolescentes et les jeunes femmes restent touchées de manière disproportionnée par le VIH » a-t-elle affirmé avant de souligner le défi persistant selon lequel, seuls 52 % des programmes combinés de prévention du VIH parviennent à ceux qui en ont besoin, bien en deçà de l’objectif de 90 % fixé pour 2025. Ce qui fait dire à la directrice régionale de l’ONUSIDA pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre que « la voie à suivre exige des actions audacieuses et stratégiques, non seulement de la part de l’ONUSIDA, mais aussi de la part des gouvernements, de la société civile et de tous les partenaires de développement ».
Pour Mme Berthilde Gahongayiré, « il est essentiel d’adopter une approche systématique de la prévention du VIH chez les adolescentes et les jeunes femmes ». Aussi, nos efforts de prévention doivent être adaptés aux réalités spécifiques des différentes communautés, en reconnaissant que les taux d’incidence du VIH varient considérablement. S’agissant des plus vulnérables, elle estime que pour les protéger, il faut intensifier les programmes là où l’incidence est la plus élevée et veiller à ce que ces programmes soient complets. Aussi, « nous devons adopter une approche différenciée, centrée sur les personnes, qui tient compte des divers besoins des adolescentes et des jeunes femmes ».
La directrice régionale de l’ONUSIDA pour l’Afrique de l’ouest et du centre soutient en outre « qu’une prévention efficace nécessite une coordination solide, une prise de décision fondée sur des données et une allocation stratégique des ressources ». Elle a, à ce niveau relevé le rôle de son institution et ses partenaires qui exploitent les données pour renforcer la collaboration, en veillant à ce que les adolescentes et les jeunes femmes soient prioritaires dans les efforts de prévention du VIH. « Cela est particulièrement important surtout si nous avons choisi de concentrer nos efforts et nos ressources autour des populations les plus à risque », précise-t-elle avant d’affirmer que le fait d’allouer des ressources pour la santé des adolescentes et des jeunes femmes ne doit pas être considéré comme un investissement facultatif, mais comme un pilier essentiel de notre riposte mondiale au VIH. Les financements domestiques sont essentiels, si nous voulons avoir des programmes durables et efficaces indique Mme Berthilde Gahongayiré qui soutient « qu’avec un financement à long terme, les gouvernements peuvent préserver l’avenir des jeunes, et s’assurer que les efforts de prévention sont pris en compte et sont bien adaptés aux contextes locaux ».
Elle s’est beaucoup appesanti sur l’éducation qu’elle considère comme le fondement de toute stratégie de prévention du VIH réussie.
Au cœur de la riposte au VIH on retrouve selon elle, la nécessité de mettre en place en urgence, des programmes transformateurs en matière de genre qui remettent en question les normes de genre néfastes et les masculinités toxiques. Trop souvent, les filles et les femmes sont privées de l’autonomie et de la capacité d’agir dont elles ont besoin pour protéger leur santé et faire des choix concernant leur avenir. Nous devons soutenir les programmes qui non seulement autonomisent les filles, mais engagent également les garçons et les hommes si nous voulons démanteler les dynamiques de genre néfastes.
C’est pourquoi, en cette Journée internationale de la fille, nous réaffirmons notre engagement envers les adolescentes et les jeunes femmes a affirmé la directrice régionale de l’ONUSIDA pour l’Afrique de l’ouest et du centre. « Leur vision de l’avenir est une vision où elles sont libres de la menace du VIH, libres de poursuivre leurs rêves et capables d’amener le changement. Il est de notre responsabilité de veiller à ce que cette vision devienne réalité », selon Mme Berthilde Gahongayiré.
Fatouma Idé
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