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Violences faites aux femmes et aux filles en Afrique de l’Ouest et du Centre: Les médias invités à s’impliquer davantage dans le combat

Violences faites aux femmes et aux filles en Afrique de l’Ouest et du Centre: Les médias invités à s’impliquer davantage dans le combat


En Afrique de l’Ouest et du centre, une femme sur trois subit des violences. Cette situation à laquelle s’ajoute des mutilations génitales féminines, des mariages précoces est devenue aujourd’hui préoccupante dans la région où, des millions de femmes et de filles continuent d’en être victimes. Mieux, selon un rapport de ONU Femmes, toutes les dix minutes, une femme est tuée par un partenaire intime ou un membre de sa femme.
Beaucoup de voix soulignent de plus en plus et décrier cette situation particulièrement en Afrique de l’ouest et du centre. Le jeu il faut le dire en vaut la chandelle.
C’est pourquoi, connaissant le rôle important des médias, la représentante résidente de ONU Femmes au Sénégal, a appelé les journalistes réunis au forum du Remapsen à s’impliquer davantage dans la lutte contre les violences faites aux femmes et aux filles. Selon en effet Mme Arlette Mvondo, les journalistes « sont des acteurs essentiels et incontournables. Leurs capacités à influencer les attitudes et comportement sociaux sont un levier puissant pour transformer les normes sociales et promouvoir une culture de justice sociale ».
Aussi, elle a appelé les médias africains à élaborer des stratégies de communication qui placent la lutte contre les violences faites aux femmes et aux filles, le respect des droits des femmes et des filles et leur autonomisation au centre de leur agenda
Le docteur Michel Sidibé, ancien directeur exécutif du programme commun des Nations Unies sur le VIH/Sida s’est aussi beaucoup appesanti sur le rôle important des médias. « En matière de lutte contre les violences faites aux femmes et l’autonomisation des femmes et des filles, le rôle des médias est particulièrement crucial dans deux domaines, a-t-il affirmé. Il s’agit d’abord de « la sensibilisation à la violence faite aux femmes ». A ce niveau, « grâce à des campagnes médiatiques percutantes, des millions de personnes ont pris conscience de l’ampleur et de la gravité de ce fléau » a indiqué Dr Michel Sidibé qui a ajouté que ces efforts ont eu un impact immense. Ils ont selon le parrain, brisé le silence qui entoure souvent ces violences, donnant une voix aux survivantes. « Ils ont sauvé des vies en permettant à des femmes de connaitre leurs droits et d’accéder à des services de soutien ».
Selon lui, chaque reportage, programme et action médiatique joue un rôle essentiel. En somme, pour Michel Sidibé, « ils ont contribué à changer les mentalités ». Dans certaines régions, « une seule décision informée par des messages clairs et pertinents, peut transformée la vie d’une femme ou d’une jeune fille, celle de sa famille, et par extension, celle de toute une communauté ». Les médias africains ne sont pas selon lui, de simples relais d’informations, ils sont des bâtisseurs de conscience et des architectes du changement, ils inspirent l’action et sauve des vies ».
C’est pourquoi, Dr Michel Sidibé, a lancé un appel aux institutions locales et autres partenaires à soutenir les médias africains dans l’exécution de leur travail.
F. Idé

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