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L’ endométriose au Niger : Les femmes plaident pour un renforcement des politiques et services de lutte contre cette maladie

L’ endométriose au Niger : Les femmes plaident pour un renforcement des politiques et services de lutte contre cette maladie

Le Bureau de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS/Niger), en collaboration avec l’Association des Sages-femmes du Niger et la Société de Gynécologie et d’Obstétrique, a mis à profit, la célébration de la Journée Internationale de la Femme, le 8 Mars dernier, pour organiser au Centre de conférence Mahatma Ghandi de Niamey, une Conférence-débat de sensibilisation sur l’endométriose, une maladie pouvant entrainer des difficultés pour une femme à tomber enceinte.C’est fidèle donc à sa politique de « ne laisser personne de côté » que l’OMS qui reconnait déjà la gravité de l’endométriose et les effets qu’elle engendre sur la santé sexuelle et reproductive, la qualité de vie et le bien-être des personnes qui sont touchées, « offre cette belle opportunité au public et surtout aux acteurs et spécialistes de santé, d’échanger sur la meilleure approche à suivre pour porter assistance à des millions de femmes et filles qui souffrent insidieusement de cette maladie », s’est-elle réjouie.Devant un public estimé à quelques « 300 participants, composé des acteurs de la santé, de la société civile et des femmes affectées par l’endométriose venues témoigner de leur vécu avec cette maladie » rapporte l’OMS, le Professeur Madi Nayama, Gynécologue-obstétricien et Directeur général de la Maternité Issaka Gazobi a entretenu les participants sur cette maladie qui affecte un grand nombre des femmes, ses effets et ses implications. Au Niger, a-t-il indiqué, « il est difficile pour le moment d’avancer un quelconque chiffre sur le nombre des femmes souffrant de cette maladie du fait que le diagnostic est rarement posé dans les structures de santé ».

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Toutefois, il ressort des statistiques publiées par l’OMS qu’au plan mondial, « l’endométriose touche environ 10% des femmes et des filles en âge de procréer, soit près de 190 millions de personnes ». Un chiffre alarmant qui fait de l’endométriose, un véritable problème de santé publique qui mérite qu’une attention toute particulière lui soit portée. D’où cet appel des femmes nigériennes à un renforcement des politiques et services de santé en faveur d’une lutte véritable contre l’endométriose au Niger. Ces dernières de plaider aussi pour « un renforcement de formation du personnel sanitaire sur le diagnostic de cette maladie, sa prise en charge médicale et la sensibilisation dans les écoles et dans les familles ».A noter que l’endométriose peu apparaitre dès les premières et durer jusqu’à la ménopause. Cette maladie est associée aussi à des douleurs aiguës et perturbantes au moment des règles, pendant les rapports sexuels et au moment de déféquer et/ou d’uriner, à des douleurs pelviennes chroniques, des ballonnements, des nausées et de la fatigue, et parfois à une dépression, de l’angoisse et une infertilité.Pour l’heure, apprend-on, « il n’existe pas de remède contre cette maladie ». Le seul traitement vise à soulager les symptômes qui sont entre autres : des douleurs pelviennes chroniques, des saignements abondants pendant les règles ou entre les règles, des difficultés à tomber enceinte, des ballonnements ou des nausées, une fatigue intense, une dépression ou de l’anxiété.

Sahirou Youssoufou

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