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Baisse de nouvelles infections à VIH en Afrique de l’Ouest et du centre: La région enregistre les reculs les plus importants

Baisse de nouvelles infections à VIH en Afrique de l’Ouest et du centre: La région enregistre les reculs les plus importants


L’Afrique de l’Ouest et du centre totalisent 15% de toutes les nouvelles infections à VIH. Selon le nouveau rapport de l’ONUSIDA d’où émane l’information, en 2023, la région a enregistré 196 000 nouvelles infections à VIH. Par rapport à 2010, la même source précise que le nombre de personnes ayant contracté le VIH a augmenté en Europe de l’Est et en Asie centrale, au Moyen-Orient et en Afrique du Nord ainsi qu’en Amérique latine, mais il a diminué en Asie et dans le Pacifique, en Europe occidentale et centrale, en Amérique du Nord, dans les Caraïbes, en Afrique occidentale et centrale ainsi qu’en Afrique orientale et australe. Une autre information très importante publiée par le rapport est que les régions d’Afrique subsaharienne enregistrent les reculs les plus importants en termes de baisse des nouvelles infections à VIH. Des avancées confirmées par la Directrice régionale de l’ONUSIDA pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, Mme Berthilde Gahongahiré lors du lancement le 23 juillet dernier à Dakar du rapport de la mise à jour sur le sida en Afrique de l’Ouest et du Centre. Elle a en effet précisé que les pays comme le Burundi et la RDC sont sur le point d’atteindre les objectifs de 95-95-95 de dépistage et de traitement du VIH parmi leur population adulte (âgée de 15 ans et plus). Mieux, entre 2010 et 2023, le nombre de décès liés au sida a diminué de 55 % en Afrique de l’Ouest et du Centre.
Seulement indique le document de l’ONUSIDA, « les nouvelles infections à VIH ne baissent pas de la même façon dans les pays de la région ». Ni au niveau des différentes catégories de la population. Ainsi, des lacunes importantes restent à combler pour atteindre l’objectif d’élimination des nouvelles infections par le VIH chez les enfants précise-t-il. Le document relève également que même si ces progrès sont importants, ils ont été plus lents en Afrique occidentale et centrale, qui représente aujourd’hui plus de 41 % de l’ensemble des nouvelles infections verticales. Aussi, malgré ces progrès, l’Afrique orientale et australe représente toujours une proportion similaire des nouvelles infections verticales (environ 43 %).

Au niveau des jeunes, les raisons de la persistance des nouvelles infections par le VIH varient d’une région à l’autre. C’est pourquoi, selon le rapport de l’ONUSIDA, « de meilleurs programmes sont nécessaires pour s’assurer que les femmes reçoivent un traitement pendant la grossesse et l’allaitement en AOCN ».
Malgré ces inquiétudes, le rapport indique toutefois que tout n’est pas autant sombre. « Le nombre annuel de nouvelles infections à VIH en Afrique de l’Ouest et du Centre a diminué de 46 % entre 2010 et 2023, même s’il reste élevé chez les populations clés, les adolescentes et les jeunes femmes qui représentent 19 % de toutes les nouvelles infections à VIH dans notre région ». D’énormes progrès ont été enregistré notamment dans l’accès au traitement où, plus de 30 millions de personnes vivant avec le VIH bénéficient d’un traitement salvateur. Plus précisément, « le nombre d’adultes (âgés de 15 ans et plus) qui reçoivent un traitement contre le VIH a plus que doublé depuis 2015 ». Aujourd’hui, 81 % des personnes vivant avec le VIH connaissent leur statut, 76 % de celles qui reçoivent un traitement antirétroviral et 70 % ont une charge virale, ajoute la même source. En 2022, au niveau des adolescentes et des jeunes femmes âgées de 15 à 24 ans, 8 nouvelles infections sur 10 concernent les jeunes filles, et 2 sur 10 les jeunes garçons.
Relativement au traitement, le rapport indique aussi qu’il y a « des gaps importants dans la cascade du traitement ». C’est pourquoi, pour combler les lacunes de la cascade, il préconise un traitement plus précoce et une meilleure rétention. Chez les enfants, il relève d’importantes lacunes avec seulement 48 % des enfants vivant avec le VIH qui ont une charge virale supprimée. Face à ce défi important, la Directrice régionale de l’ONUSIDA pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre estime que « nous devons impérativement redoubler d’efforts pour garantir que tous les enfants vivant avec le VIH aient accès aux traitements dont ils ont besoin. En unissant nos efforts, nous pouvons mettre fin à cette crise silencieuse et offrir à chaque enfant une chance de vivre une vie saine et épanouie ».
Fatouma Idé

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