Téléthon national en faveur de la santé maternelle et périnatale au Niger: Mobilisation générale pour une cause noble
La mobilisation était grande, samedi dernier, au palais des congrès de Niamey lors du téléthon initié par Mme Brah Réki Djermakoye pour lutter contre les décès maternels au Niger. Toutes les couches sociales étaient présentes à cette manifestation très attendue démontrant ainsi leur engagement pour cette noble lutte. La mortalité maternelle est en effet préoccupante dans notre pays où, 13 femmes meurent toutes les 24 heures soit une femme toutes les 2 heures. En 2020, on a enregistré 441 décès maternels pour 100 ;000 naissances vivantes au Niger qui a de ce fait l’un des ratios le plus élevé du monde.
Pire, chaque année, parmi celles qui échappent à la mort, le Niger enregistre au moins 750 nouveaux cas de femmes vivant avec des fistules obstétricales. Ces chiffres à eux seuls sont la preuve palpante du drame de la maternité au Niger. Que de familles endeuillées !
Très touchée par cette situation qui perdurent, Mme Brah Réki Djermakoye sollicitée en tant que présidente du fonds de Solidarité pour la Sauvegarde de la Patrie a pris cette initiative salutaire d’organiser un téléthon dont les fonds seront consacrés à la lutte contre les décès maternels et périnatals au Niger. Elle a clairement expliqué cela au cours du Téléthon avant de saluer les décisions importantes prises par le CNSP visant la réduction des frais des soins de santé, la gratuité de l’accouchement assistée. Ce qui a augmenté la fréquentation au niveau de la maternité Issaka gazobi selon l’ambassadrice de la lutte contre les décès maternels évitables qui a beaucoup apprécié cela. « Aujourd’hui, il y a une prise de conscience qui est en train de s’opérer, et elle doit se poursuivre », a-t-elle affirmé avant de lancer un appel à la solidarité nationale.
L’ampleur du défi auquel fait face notre pays dans ce cadre, nécessite une mobilisation générale, pour qu’aucune femme ne rende la vie en donnant la vie. En effet, le taux de mortalité néonatale au Niger, reste parmi les plus élevés au monde avec 47 pour milles en 2021. Plus préoccupant encore, selon des sources du ministère en charge de la santé publique, ‘’si le Niger conserve le taux de réduction de 2015 à 2020, le ratio de mortalité maternelle serait de 317 pour 100.000 naissances vivantes en 2030, très loin de la cible de 70 attendue pour 2030’’.
Au plan économique, la perte annuelle imputable aux décès maternels est estimée à 83.532.107.000 FCFA soit 0,8% du PIB en 2024.
Or, selon ces sources du ministère en charge de la santé publique, 95% des décès maternels auraient pu être évités au Niger où, seulement 44% des accouchements sont assistés par un personnel de santé qualifié.
Il urge donc d’entreprendre des actions concrètes à travers une mobilisation générale pour qu’au Niger, aucune femme ‘’ne rende la vie en donnant la vie’’. Cela demande simplement l’engagement et la contribution de tous. L’élan patriotique démontré au palais des Congrès mérite de continuer en faveur de la santé maternelle et périnatale au Niger.
F. Idé
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