Alliance Droits et Santé : Défis, acquis et perspectives
Les violences basées sur le genre préoccupent de nos jours dans nombre de pays africains. Face à l’ampleur du phénomène, six pays décident d’unir leurs stratégies pour le combattre. Le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, le Mali, le Niger et le Sénégal œuvrent en effet à travers le projet Alliance, droits et santé. C’est dans ce cadre que le Remapsen a organisé le mercredi 10 Décembre dernier, un webinaire sur le thème ,13 ans de l’Alliance Doits et Santé : défis, acquis et perspectives Au cours de cette rencontre virtuelle, les points focaux des pays membres de l’Alliance ont expliqué aux journalistes, les objectifs de ce projet, les stratégies mises en œuvre, les résultats enregistrés et les perspectives.Intervenant au cours de ce webinaire la présidente de l’Alliance Mme Caroline Tapsoba a fait la genèse de la création de leur organisation qui a vu le jour à Ouagadougou au Burkina Faso en 2013. L’objectif de cette alliance est selon elle d’influencer les politiques publiques et les changements de comportement au niveau communautaire, en mobilisant les jeunes, les femmes et les filles. Il s’agit selon Mme Tapsoba d’outiller leur cible afin « qu’elles deviennent actrices de leur propre autonomisation et épanouissement et non simplement des bénéficiaires ». Mieux, selon elle, l’Alliance travaille « de façon inclusive et participative avec ces jeunes filles et femmes dans l’identification de leur de leurs soucis de santé et également dans la proposition de solutions pour pouvoir améliorer cet état de fait ». Elle a ajouté que non seulement l’accessibilité à l’information juste et correcte en matière de santé sexuelle et reproductive, la planification familiale et également l’accès aux services sociaux de base que sont l’offre de soins de santé au niveau des formations sanitaires.La présidente de l’Alliance s’est beaucoup appesanti sur le cas des filles domestiques ou aide-ménagères qui ont des problèmes de santé. Mais a-t-elle expliqué, « leurs questions de santé souvent préoccupent peu les employeurs alors qu’elles quittent souvent leur localité pour venir en ville pour la recherche de leur pitance. Aussi, elles sont souvent maltraitées, non écoutées, soignées au moment où les jeunes de leur âge peuvent avoir les informations nécessaires pour se construire un bon avenir ».Les autres intervenants du Mali, du Sénégal et du Niger ont mis l’accent sur les avancées que la réalisation du projet a permis d’avoir dans leur pays. A la question de savoir, l’intérêt pour le Niger d’accueillir un tel projet, M. Lawali Amadou, point focal de l’Alliance a d’abord rappelé que les activités du projet Alliance transformative ont été contextualisées. Chaque Alliance pays, en fonction des réalités ou priorités pays a élaboré une stratégie de plaidoyer et un plan de travail.Au Niger a-t-il expliqué, la stratégie de plaidoyer a prévu deux axes : un axe sur les violences basées sur le genre, (VBG) plus spécifiques le mariage d’enfant et forcé ; un axe sur les DSSR des femmes et filles handicapées.Les activités ont été réalisé par les membres de Alliance Niger (Lafia Matassa, l’Association des Scouts du Niger et CONGAFEN) dans les régions de Dosso, Maradi et Tillabéry.
Idé Fatouma



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