Webinaire sur l’amélioration de la santé des sols : ‘’Des sols sains pour un avenir résilient, thème retenu

Ce thème retenu pour le webinaire organisé, vendredi dernier par l’IFDC à l’occasion de la journée mondiale des sols a toute son importance particulièrement en Afrique de l’Ouest. Au cours de ce webinaire qui a réuni beaucoup de participants, les experts agricoles ont en effet étalé leurs connaissances et leurs expériences sur les sols. Ils ont surtout échangé leurs expériences sur des solutions, des partenariats et des actions visant à restaurer la santé des sols. « Et renforcer les systèmes alimentaires » a affirmé, à l’ouverture de la rencontre le président-directeur général de l’IFDC, Hank van Duijn. Pour lui, le thème abordé à cette rencontre virtuelle à savoir, « Des sols sains pour un avenir résilient », nous concerne tous. « Il ne nous concerne pas seulement aujourd’hui, ni pour l’année à venir ou les années à venir. C’est un sujet majeur lorsque je regarde la perspective, qui est abordée par le Sommet des Nations unies sur les systèmes alimentaires en 2021 et, bien sûr, par le Sommet africain sur les engrais et les sols en 24 l’année dernière à Nairobi a-t-il affirmé avant de préciser que « de Dicko à Djibouti, les producteurs sont confrontés à des difficultés de production en raison de la dégradation des sols. Il en va de même du Caire au Cap. Les producteurs sont confrontés à la perte de nutriments due à l’érosion, à la dégradation des sols et au changement climatique ».Hank van Duijn a ensuite expliqué que la valeur des sols est l’un de leurs principaux programmes. « Nous avons des programmes tels que Transform, nous travaillons sur des programmes dans le secteur des semences où la restauration et la santé des sols sont les principaux moteurs ». Parlant de la dégradation qui s’accélère, le président-directeur général de l’IFDC a posé un certain nombre de questions qui montrent que la situation est parfaitement préoccupante.Comment pouvons-nous garantir que nous allons l’arrêter et même la convertir en productivité ? Comment pouvons-nous arrêter la dégradation des sols ? La deuxième question est : comment pouvons-nous restaurer les sols qui sont déjà dégradés ? Et comment pouvons-nous garantir que ces sols dégradés puissent à nouveau contribuer à la productivité ? Contribuer à nouveau à la productivité, car enfin, et ce n’est pas le moins important, l’insécurité alimentaire s’aggrave. De plus en plus de personnes, également en raison de l’instabilité sécuritaire, sont en situation d’insécurité alimentaire dans la région » a-t-il ajouté.Nous célébrons la Journée mondiale de la terre et nous examinons comment nous pouvons contribuer à réduire l’insécurité alimentaire a indiqué Hank van Duijn.« Et pour moi, personnellement, la seule façon d’y parvenir est de restaurer les sols.C’est à nous qu’il appartient de restaurer les sols, de réduire leur dégradation et de veiller à ce que les producteurs aient la possibilité de cultiver davantage Il s’agit d’un programme réunissant des partenaires majeurs » a-t-il affirmé convaincu que « ce n’est qu’ensemble que nous pourrons améliorer la santé et la restauration des sols. Ce n’est qu’ensemble que nous pourrons améliorer la productivité alimentaire.Pour garantir que les producteurs produisent davantage et que nous luttions contre l’insécurité alimentaire, Smaling Eric spécialiste des sols pense que « nous n’avons pas à attendre 12 mois.Nous avons 365 jours devant nous avant la prochaine Journée mondiale des sols en 2026. Nous pouvons contribuer quotidiennement à l’amélioration de la santé des sols.À la restauration des sols et à l’amélioration de la productivité. Je vous invite donc tous à passer à l’action, comme le titre de ce webinaire l’indique, à passer à l’action et à mettre à profit les 365 prochains jours.Pour mettre en œuvre la restauration des sols, certains experts pensent qu’il faut rester vigilant dans un contexte plus large. « Le jeu dans lequel s’inscrit la valeur des sols est complexe et que nous devons être conscients de la complexité du développement agricole en Afrique surtout en Afrique de l’Ouest, où, il y a des défis à relever. « Nous sommes là pour résoudre un problème de déclin de la fertilité des sols, mais vous faites également partie d’une région dynamique du monde où des changements se produisent.En ce qui concerne la gestion de la fertilité des sols en Afrique de l’Ouest, M. Eric a affirmé que la fertilité des sols est un bien gratuit, mais elle est limitée et nombreux producteurs, tout comme l’eau, l’eau d’irrigation, la considèrent comme un don de Dieu, ce qui est vrai ».Pour lui, nous assistons à une expansion des surfaces cultivées partout, et bien sûr, il existe de nombreux endroits en Afrique où l’expansion des surfaces cultivées est encore possible, mais cela se fait toujours au détriment de la végétation naturelle qui, comme nous le savons tous, joue également un rôle dans la conservation de la nature.« En conservant le carbone dans les écosystèmes terrestres, etc. Eh bien, nous atteignons nos limites. Nous pouvons voir que l’atteinte de ces limites s’exprime également dans les revendications concurrentes sur les terres. Nous le constatons en particulier dans les zones où l’agriculture sédentaire et le pastoralisme se rencontrent », a-t-il affirmé.Pour lui, il est donc nécessaire de rétablir la fertilité des sols. Il a tenu également à préciser, qu’il y a souvent un débat à ce sujet, « la gestion intégrée de la fertilité des sols comporte un élément supplémentaire, un élément de sécurité et un élément de recyclage, et fait l’objet de nombreuses discussions dans le domaine de l’agriculture régénérative ». L’agriculture sans intrants consiste à restaurer les systèmes sans ajouter de nouveaux nutriments, en se basant uniquement sur les matières biologiques déjà présentes dans les champs. Pour lui, cela n’est pas possible. « Nous retirons beaucoup de nutriments de la terre dans les cultures, dans les produits animaux, et si nous ne les restituons pas d’une manière ou d’une autre, le système s’effondre » a-t-il soutenu.En outre il a affirmé que tout ce qui est régénératif, tout ce qui relève de l’agriculture biologique est donc hautement préférable, mais dans un système en déclin, il faut apporter quelque chose à quelqu’un, et pour moi, cela signifie qu’il faut utiliser des engrais ». Cela est essentiel selon lui, « mais il faut cibler le type d’engrais, la quantité à utiliser pour chaque culture, le moment de l’application et toutes ces questions dont nous discutons habituellement, mais qui, jusqu’à présent, ne nous ont pas encore permis de créer un grand marché des engrais en Afrique de l’Ouest ».

I Fatouma

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