Journée international de la biodiversité
Niger : La biodiversité au cœur de la refondation des sols dans un contexte de renouveau national.
Le Réseau Mondial de la Jeunesse pour la Biodiversité ou Global Youth Biodiversity Network (GYBN Niger) vient de lancer une campagne digitale de sensibilisation, une nouvelle étape dans la valorisation de la biodiversité. Avec pour thème : « la gestion de la biodiversité dans ce contexte de refondation ». Cette avancée initiée à l’occasion de la journée internationale de la biodiversité célébrée chaque 22 mai a pour crédo, ‘’la gestion de la biodiversité n’est pas un luxe, mais le moteur de la refondation des terres nigériennes’’. Pour cette première phase d’action, l’accent est mis sur un allié invisible mais crucial qui est la santé des sols. Un rempart naturel contre l’érosion au Niger, où la pression climatique menace les moyens de subsistance. Selon les informations recueillies sur la page officielle du GYBN Niger, le réseau rappelle que la lutte contre la désertification repose sur un équilibre biologique fragile. Les arbres et les herbes ne sont pas de simples éléments du paysage mais, ils constituent une infrastructure naturelle vitale. En fixant le sol par leurs racines et en brisant la force des vents sahéliens, ils empêchent l’érosion qui envahissent chaque année des milliers d’hectares de terres arables.L’originalité de cette campagne est de mettre en lumière les micro-organismes. Ces travailleurs de l’ombre sont qui sont les garants de la fertilité des sols. Dans les périmètres irrigués, piliers de la sécurité alimentaire, c’est cette vie microscopique qui permet de maintenir des sols productifs et capables de retenir l’eau. Sans une biodiversité riche, les terres s’appauvrissent, conduisant l’agriculture à un déclin irréversible et contribue à cet effet un frein dans la lutte pour la souveraineté alimentaire ou l’autosuffisance alimentaire. En inscrivant cette sensibilisation dans le cadre de la « refondation », le GYBN Niger appelle à un changement de paradigme en faisant de la jeunesse comme vecteur de changement environnemental. Il ne s’agit plus seulement de planter des arbres, mais de protéger un écosystème global. Pour les journalistes environnementaux, cette campagne souligne une urgence d’où la nécessité de documenter et promouvoir les solutions fondées sur la nature pour garantir notre souveraineté alimentaire. Préserver la biodiversité aujourd’hui, c’est sécuriser le Niger de demain notamment face à l’avancée du désert qui menace une grande partie du territoire du pays. Dans cette dynamique, chaque racine compte et c’est avant tout une protection de l’environnement.
Moumouni Amadou Yacouba



Laisser un commentaire