Journée mondiale de lutte contre la drépanocytose 2026 : le ministre de la Santé appelle au dépistage

A l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre la drépanocytose, célébrée chaque 19 juin, le ministre de la Santé et de l’Hygiène publique du Niger, le médecin colonel-major Garba Hakimi, a lancé un appel à la population pour se faire dépister afin de connaître son statut drépanocytaire.

Dans son message, le ministre a rappelé que la drépanocytose demeure un véritable problème de santé publique au Niger. Cette maladie génétique héréditaire touche chaque année de nombreuses familles et entraîne parfois des complications graves, des hospitalisations répétées ainsi que d’importantes répercussions sociales et économiques.Selon le ministre, connaître son statut drépanocytaire constitue un acte de responsabilité et de prévention. En effet, Cette démarche permet aux individus et aux couples de prendre des décisions éclairées, notamment avant le mariage ou la conception d’un enfant. Il a également insisté sur le fait que la drépanocytose n’est pas une maladie contagieuse, mais une affection transmise des parents aux enfants.Le thème retenu cette année, « Drépanocytose : connais-tu ton statut ? », met l’accent sur l’importance du dépistage précoce. Les autorités sanitaires estiment que cette stratégie demeure l’un des moyens les plus efficaces pour réduire le nombre de naissances d’enfants atteints des formes sévères de la maladie et améliorer leur prise en charge.Le ministre a salué les efforts du Centre national de référence de la drépanocytose, des structures sanitaires publiques et privées, ainsi que des partenaires techniques et financiers qui accompagnent le Niger dans la lutte contre cette pathologie. À cette occasion, plusieurs activités de sensibilisation et de dépistage gratuit sont organisées, notamment dans la région de Maradi.Garba Hakimi a également mis en avant le lancement du Bulletin d’information du Centre national de référence de la drépanocytose, présenté comme un nouvel outil destiné à renforcer la sensibilisation et le partage des connaissances sur la maladie.Enfin, le ministre a appelé les parents, les leaders religieux et coutumiers, les enseignants et les médias à s’impliquer davantage dans la sensibilisation des populations. « Ensemble, nous pouvons réduire le nombre de naissances d’enfants atteints des formes graves de la maladie et offrir un meilleur avenir aux générations futures », a-t-il souligné.

Moumouni Amadou Yacouba

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