Chimio-prévention du paludisme : le Niger vise plus de 5,7 millions d’enfants en 2026
Le gouvernement du Niger a lancé, le samedi 27 juin 2026 à Badaguichiri, dans la région de Tahoua, la campagne nationale de chimio-prévention du paludisme saisonnier (CPS). Cette intervention de santé publique cible les enfants âgés de 3 à 59 mois, les plus exposés aux formes graves du paludisme pendant la saison des pluies. C’est le ministre de la santé et de l’hygiène publique, le colonel-major Garba Hakimi qui a présidé la cérémonie du lancement officiel de cette campagne. Pour cette édition de 2026, 5 741 442 enfants sont concernés sur l’ensemble du territoire national. La campagne est également couplée à l’identification et à la destruction des gîtes larvaires domestiques afin de limiter la prolifération des moustiques, principaux vecteurs de la maladie.
Une maladie qui reste un défi majeur
Présidant la cérémonie de lancement, le ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, le Colonel-major Garba Hakimi, a rappelé que le paludisme demeure la première cause de consultation dans les structures sanitaires du Niger. En effet, les enfants de moins de cinq ans restent les plus vulnérablesà cette maladie, avec des conséquences parfois dramatiques sur leur santé et celle de leurs familles.Au-delà de son impact sanitaire, le paludisme pèse également sur les ménages en entraînant des dépenses importantes et des pertes de revenus, tout en freinant le développement économique du pays. Le ministre a souligné que cette situation nécessite la poursuite des efforts engagés par l’État et ses partenaires afin de réduire durablement l’incidence de la maladie.Quatre passages prévus pendant la saisonLa campagne de chimio-prévention sera organisée en quatre passages, espacés d’un mois. À chaque passage, les enfants recevront un traitement préventif. La première dose sera administrée par les distributeurs communautaires, tandis que les deux suivantes seront données à domicile par les parents, selon les recommandations des agents de santé.Selon le ministre, en 2025, cette stratégie avait déjà permis de traiter plus de 5,3 millions d’enfants dans 72 districts sanitaires, avec un taux de couverture de 91,5 %. Plus de 3 400 gîtes larvaires domestiques avaient également été détruits.
La mobilisation des communautés, un facteur clé
Les autorités sanitaires appellent les parents à faire vacciner leurs enfants éligibles, à accueillir les distributeurs communautaires et à participer activement à l’élimination des eaux stagnantes autour des habitations.Selon les partenaires techniques et financiers, les progrès enregistrés ces dernières années montrent que la combinaison de la chimio-prévention, de la vaccination, de la lutte antivectorielle et de la sensibilisation des populations contribue à réduire les cas de paludisme et les hospitalisations liées aux formes graves de la maladie.À travers cette nouvelle campagne, le Niger entend renforcer ses acquis et mieux protéger les jeunes enfants durant la période de forte transmission du paludisme.
Moumouni Amadou Yacouba



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