Au Niger, 50 hectares de terres dégradées en cours de restauration à Koona dans la région de Maradi
Dans la région de Maradi, au Niger, la lutte contre la désertification franchit une nouvelle étape cruciale. Le projet de Plateforme intégrée pour la sécurité de l’eau au Niger (PISEN), en synergie avec l’ONG KARKARA, vient de donner en ce début de juin 2026, le coup d’envoi d’une vaste opération de restauration environnementale dans la commune de Koona. L’objectif est ambitieux mais aussi vital : redonner vie à 50 hectares de terres agricoles fortement dégradées.

Face aux effets sévères du changement climatique, la dégradation des sols menace directement la survie des populations rurales. A cet effet, cette initiative locale vise à inverser la tendance en restaurant la fertilité de la terre. À terme, le projet permettra d’améliorer durablement les rendements agricoles, de renforcer la sécurité alimentaire et de stabiliser l’économie des ménages de Koona.
La communauté au cœur de l’action
Le succès de ce programme repose avant tout sur une forte appropriation locale. En effet, avant le premier coup de pioche, une campagne majeure d’information et de sensibilisation a été menée par les autorités administratives et coutumières dans le cadre de cette initiative. Cette phase a permis d’impliquer directement les villageois et de cibler rigoureusement les bénéficiaires.Une étape décisive vient d’être franchie avec la mise en place et la formation des comités de gestion locaux. Ces derniers ont été outillés sur les normes techniques et le dimensionnement des ouvrages de récupération des eaux et des sols (tels que les demi-lunes ou le zaï). Désormais responsables du suivi, ces comités garantissent la pérennité des aménagements au sein de cette communauté.
Unir les forces pour l’avenir
Aujourd’hui, tous les voyants sont au vert sur le terrain. Ce projet démontre l’efficacité d’une approche collaborative combinant l’expertise technique de l’ONG KARKARA, l’appui institutionnel du PISEN et la force de travail des communautés. En restaurant ces terres, Koona ne préserve pas seulement son environnement, elle reconstruit son autonomie et l’avenir des générations futures en agissant sur un changement environnemental durable.
Moumouni Amadou YacoubaSource : ONG KARKARA



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