Crise sanitaire d’Ebola en RDC et en Ouganda : L’OMS évalue le risque épidémique comme élevé aux niveau national et régional et faible au niveau mondial

Lors d’un point de presse qu’il a animé, mercredi dernier sur la crise sanitaire d’Ebola en RDC et en Ouganda, le Directeur général de l’OMS, M. Tedros Adhanom a brossé la situation telle qu’elle se présente dans ces deux pays ainsi que les décisions importantes prises à cet effet.Le DG de l’OMS a d’abord rappelé avoir déclaré dimanche matin une urgence de santé de santé publique de portée internationale face à l’épidémie de maladie à virus Ebola en RDC et en Ouganda. Selon lui, c’est la première fois qu’un Directeur général déclare une urgence de santé publique de portée internationale avant la réunion d’un comité d’urgence. M. Tedros Adhanom a expliqué qu’il a pris cette décision conformément à l’article 12 du Règlement sanitaire international après consultation des ministres de la santé des deux pays et compte tenu de l’urgence de la situation. « J’ai déterminé que la situation ne sera pas une pandémie, qui est la nouvelle classification la plus élevée en vertu du règlement sanitaire international modifié.M. Tedros Adhanom a dit ensuite avoir convoqué un comité d’urgence conformément au règlement sanitaire international. Le comité a conclu selon lui que la situation constitue une urgence de santé publique de portée internationale, pas une pandémie. Selon le Directeur Général de l’OMS, son organisation évalue le risque épidémique comme élevé aux niveau national et régional et faible au niveau mondialAu total, selon le DG de l’OMS, 51 cas ont été confirmés en République Démocratique du Congo et deux cas confirmés en Ouganda dans la capitale Kampala dont un décès parmi deux personnes ayant voyagé de la RDC vers l’Ouganda.Pour le DG de l’OMS, plusieurs facteurs justifient une vive inquiétude quant au risque de propagation accrue et de nouveaux décès. « Premièrement, outre les cas confirmés, on dénombre près de 600 cas suspects et 139 décès suspects » ? Nous prévoyons a-t-il ajouté que ces chiffres continueront d’augmenter, compte tenu de de la durée de la circulation du virus avant la détection de l’épidémie. Deuxièmement selon lui, l’épidémie s’est étendue, avec des cas signalés dans plusieurs zones urbaines. « Troisièmement, des décès ont été signalés parmi le personnel soignant, ce qui indique une transmission nosocomiale, quatrièmement, la région connait d’importants mouvements de population et cinquièmement, cette épidémie est causée par le virus Bundibugyo, une espèce de virus Ebola pour laquelle il n’existe aucun vaccin, ni traitement homologué ».Face à tous ces risques, le DG de l’OMS a estimé qu’il était urgent d’agir immédiatement pour prévenir de nouveaux décès et mobiliser une réponse internationale efficace. Pour soutenir cette action, il a approuvé un financement supplémentaire de 3,4 millions de dollars américains. En l’absence de vaccins et de traitements, le DG de l’OMS affirme que « les pays peuvent de nombreuses autres mesures pour enrayer la propagation du virus et sauver des vies ».

Idé Fatouma

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