Gaya renforce la lutte contre le paludisme grâce aux cliniques mobiles

Dans le département de Gaya, la lutte contre le paludisme connaît un nouvel élan grâce au déploiement des cliniques mobiles et à l’implication active des communautés locales. Cette stratégie soutenue par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) avec l’appui du Fonds central d’intervention d’urgence des Nations Unies (CERF) a pour objectif d’améliorer l’accès aux soins dans les zones vulnérables touchées par les inondations et les risques climatiques

Les cliniques mobiles permettent d’apporter les services de santé directement auprès des populations vivant dans des localités éloignées. D’autre part, les équipes médicales assurent plusieurs prestations essentielles, notamment les consultations prénatales, les soins curatifs, la vaccination des enfants, le dépistage nutritionnel et la prise en charge de maladies fréquentes telles que le paludisme, les infections respiratoires et les diarrhées.Depuis septembre 2024, Gaya expérimente également le vaccin antipaludique dans le cadre d’une phase pilote intégrée aux activités mobiles. Cette initiative représente une avancée importante dans la prévention du paludisme chez les enfants, qui demeurent les principales victimes de cette maladie un peu partout au Niger.L’action communautaire joue aussi un rôle déterminant dans cette dynamique. En effet, les relais communautaires sensibilisent les familles à l’utilisation des moustiquaires imprégnées, à l’assainissement de l’environnement et à la vaccination des enfants insuffisamment protégés. Grâce à cette mobilisation, plusieurs habitants constatent déjà une amélioration de la situation sanitaire à travers de telles initiatives.Certaines mères de famille affirment que leurs enfants tombent moins souvent malades depuis la distribution des moustiquaires. De leur côté, les agents de santé observent une diminution progressive des consultations liées au paludisme, notamment chez les plus jeunes. Malgré plus de 38 000 cas enregistrés à Gaya en 2025, les autorités sanitaires restent généralement optimistes. Elles comptent intensifier les activités préventives afin de réduire davantage les cas de paludisme dans les prochaines années.Cette expérience montre qu’une approche de proximité, combinant soins mobiles et engagement communautaire, peut à cet effet contribuer efficacement à renforcer la santé des populations les plus exposées à ces risques.

Moumouni Amadou Yacouba (Source : WHO Niger)

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