Café débat du Niger à Mayahi (Maradi) sur les Violences Basées sur le Genre : Les différents acteurs s’engagent à lutter contre le phénomène
Les représentants de plusieurs associations de jeunes, de femmes, des services techniques se sont retrouvés, le 29 novembre dernier à Mayahi dans la région de Maradi pour débattre des Violences Basées sur le Genre. Cette importante rencontre parrainée par l’honorable chef de canton de Mayahi, Gado Sabo sest déroulée en présence des chefs de canton de kornaka de BermoA cette occasion, lhonorable Gado Sabo a tenu dabord à définir les VBG par « tout acte préjudiciable commis contre le gré de quelquun, en se fondant sur les différences établies par la société entre les hommes et les femmes. » Ces violences selon le parrain du café débat de Mayahi peuvent revêtir plusieurs formes : physique, sexuelle, psychologique (émotionnelle), verbale, socioéconomique ou culturelle. Il a ensuite précisé quau Niger, les Violences Basées sur le Genre (VBG) constituent un phénomène social majeur et persistant. Elles sont fréquentes aussi bien en milieu rural quen milieu urbain. Les femmes et les filles sont les plus exposées, les plus vulnérables. Selon une étude réalisée en 2021, la prévalence globale des VBG au cours de la vie est de 29,0%, soit respectivement 38,2% chez les femmes et 16,3% chez les hommes.« Ces chiffres montrent aisément que la violence à légard de la femme connaît une recrudescence sans précèdent malgré quelle constitue une violation des droits humains, causant une dépendance, une privation et un préjudice à la femme » a ajouté lHonorable chef de Canton de Mayahi. Selon lui, au Niger, le mariage des enfants qui est une forme de violence basée sur le genre reste une pratique courante. Les chiffres sont alarmants : 76% des filles sont mariées avant l’âge de 18 ans, et 28% avant l’âge de 15 ans. Ces pratiques sont inacceptables et nous devons agir ensemble pour y mettre fin car il sagit dune violation des droits de l’enfant privant les filles de leur enfance, de leur éducation et de leur avenir.» a affirmé lhonorable Gado Sabo.Le parrain du café débat de Mayahi sest ensuite appesanti sur les normes et pratiques socioculturelles discriminatoires. Elles prennent leur source dans les inégalités entre les femmes et les hommes a-t-il affirmé avant de préciser que « ces pratiques, partout dans le monde et notamment en Afrique de lOuest, impactent négativement et profondément la vie et la dignité des femmes et des filles ». Il a rappelé que le Niger a élaboré une stratégie nationale de prévention et de réponses aux violences basées sur le genre et aux abus et exploitations sexuels (VBG/PSEA) et son plan opérationnel 2024-2028, un plan stratégique national pour mettre fin au mariage des enfants au Niger 2024-2028 avec des objectifs clairs et des actions concrètes pour protéger les droits des enfants, en particulier des jeunes filles. En parrainant ce café débat, le chef de canton de Mayahi montre l’engagement des leaders coutumiers et de l’Etat à promouvoir et à protéger les droits des femmes et des jeunes filles en milieu urbain et rural. LHonorable Gado Sabo a remercié tous les partenaires, les leaders coutumiers et religieux et les a appelés à consentir encore plus defforts et de soutien pour aider les femmes et les jeunes filles d’aujourdhui et d’en finir avec les inégalités de genre.Le point focal de lAlliance droits et santé au Niger, M. Lawali Amadou est également intervenu pour saluer la tenue dune telle rencontre qui a permis aux différents acteurs de débattre de ce thème. Il a appelé les différents acteurs à redoubler defforts pour lutter contre les violences basées sur le genre au Niger.
Indatou Harouna

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